Assemblée Générale 2008

01/06/08
L’Assemblée Générale annuelle du CIL du Mourillon Sud et de la Mitre s’est tenue le 27 mai 2008 Salle Porquerolles rue Commandant Infernet à Toulon.
Questions internes au CIL

Compte-rendu d’activités
Le président a rappelé les activités traditionnelles du conseil d’administration et du bureau, réunis alternativement une fois par mois pour le suivi des affaires en cours. En cette période électorale, il n’y a pas eu de visite de quartier récente ; pas de conseil de secteur depuis plusieurs années. Peu de réunions avec la mairie, mais deux réunions contre le bruit. Présence soutenue du CIL dans la fédération de l’Est Toulonnais.
Ce compte-rendu a été approuvé à l’unanimité.

Rapport financier
M. Logette, trésorier du CIL, a commenté le tableau de la trésorerie depuis 2001. Après un léger déficit en 2006, la situation s’améliore nettement en 2007 : en excédent de 777,24 €, par suite d’une meilleure rentrée des cotisations ; elle devrait s’améliorer encore après la légère augmentation des cotisations en copropriété. Cela va permettre de faire face à l’augmentation notoire des tarifs postaux qui sont notre principale dépense. Cette trésorerie a été contrôlée par M. Rebecq qui n’y fait pas d’observation.
Le budget prévisionnel 2008 ne pose pas de problème particulier.
Ce rapport a été approuvé à l’unanimité.

Conseil d’administration
Nous regrettons le décès de M. Piscione qui nous apportait son éclairage très apprécié.
Le président a donné la liste du conseil qui ne change pas. Le conseil est confirmé par l’assemblée. De nouvelles candidatures seraient les bienvenues.
Le président a rappelé la composition du bureau et précisé que lorsqu’on dispose d’Internet, l’e-mail est la meilleure façon de contacter le CIL.

Débats avec les élus

A partir d’un état des lieux que la majorité de nos adhérents ont trouvé justifié, il avait semblé légitime au conseil d’administration du CIL de demander aux élus, presque tous renouvelés dans leurs fonctions initiales, de venir nous exposer leurs projets au Mourillon pour la mandature qui s’ouvre.
Cela ne s’est pas fait. Nous n’avons eu pour ce débat public que trois Adjointes du Maire, certes de qualité, comme elles l’ont rappelé, mais qui ne sont pas directement en charge des dossiers qui nous concernent. : Mme Bérard, chargée des relations avec les CIL ; Mme Gherardi, Adjointe de notre quartier ; et Mme Depallens, Conseillère générale de notre canton. Mais point de M. Chenevard dont nous attendions les réponses pertinentes ; point non plus de Mme Verdery-Cochetel, qu’on aurait aimé connaître parce qu’elle remplace M. Gachot aux problèmes de la mer, du littoral, des plages et du tourisme, si importants pour nous ; point de police nationale ni municipale, pour ne citer que ces exemples. Notre débat public s’est borné à un survol de problèmes courants.

Pour commencer ces débats, j’ai lu le rapport moral que j’avais prévu :
Au début de cette seconde mandature de M. Falco, les Mourillonnais souhaitent être informés des projets de l’équipe municipale pour le Mourillon. Un état des lieux concernant notre quartier a été fait fin 2007 avec valeur de bilan de la mandature précédente. Nous allons partir de ce bilan pour ouvrir le débat avec les élus, cités dans l’ordre de la nouvelle liste municipale.

Madame Bérard a présenté d’abord les dispositions selon lesquelles devraient s’organiser désormais nos assemblées générales : Pas d’autre adjoint que ceux qui sont présents aujourd’hui ; tous les dossiers importants seront traités par les adjoints concernés en conseils de secteur [pour nous : le secteur 9, avec deux représentants de chacun des CIL du Mourillon-Mitre, du Mourillon-Bazeilles, du Cap Brun et du Port de plaisance, plus cinq représentants des associations et cinq des habitants, choisis par la mairie] à raison de trois ou quatre réunions par an, pour informer les riverains en amont. Les CIL seraient associés à la préparation de certains conseils ; certains seront publics.
Ce changement soulève des questions :
Comment les habitants ont-ils été élus ? Appel par voie de presse et par Internet, clôturé le 23 mai.
Comment sera-t-on convoqué ? On aura des informations dans nos boîtes aux lettres.
Est-ce que Mme Bérard représente les élus ? L’important c’est les réponses qui seront apportées.
Ce sera comme ça pour toutes les AG de CIL ? Oui.

Je souhaitais proposer à Mme LEVY, première Adjointe, de revenir sur l’exposé qu’elle a fait récemment en réunion des dirigeants commerciaux, où elle a évoqué en particulier le quartier du Mourillon comme l’un des joyaux touristiques de Toulon. Mais notre Députée n’a pu se libérer comme elle l’avait prévu et elle demande à l’assemblée de bien vouloir l’en excuser.

Le débat s’est donc ouvert sur quatre questions que je comptais poser à M. Sans, Conseiller général, Adjoint chargé de l’urbanisme :
Où en est le Plan Local d’Urbanisme (PLU) ? Mme Bérard précise que l’on part du POS actuel (Plan d’Occupation des Sols), dont chaque service municipal a fait la critique ; qu’on attend l’élaboration définitive du SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale), à portée plus vaste ; que le PLU se fera ensuite en concertation avec la population, les CIL et les conseils de secteur. Aucune échéance n’est fixée.
Quel va être l’usage de la Tour Royale ? On pourra la visiter matin et après-midi à partir de juin ; elle pourra être louée pour des usages culturels ; on y implantera la salle des mariages de la mairie.
Y a-t-il des projets de logements au Mourillon ? Aucun actuellement.
Y a-t-il des projets d’urbanisme importants pour le Mourillon ? Non.
Deux intervenants évoquent l’absence d’un volet Littoral dans le SCoT : Les plages étant aussi du ressort de ces documents d’urbanisme ; il semble que ce volet est à l’étude, quand l’aura-t-on ? Mme Bérard fera donner la réponse au conseil de secteur du 2 juillet (voir in fine).

D’importantes questions devaient être posées ensuite à M. Chenevard, Conseiller régional, Adjoint chargé tant au niveau de TPM que de la municipalité des importants problèmes de voirie, circulation et transports :
Réfection du Littoral Frédéric Mistral, tenant compte en particulier des réserves exprimées depuis de nombreuses années par le CIL à l’entrée Ouest des plages en ce qui concerne la circulation (photo gauche ci-dessous prise hors saison) et la sécurité des piétons (photo droite, où le conducteur klaxone son indignation de trouver des piétons sur sa chaussée !)



Mme Bérard précise que le sujet sera abordé en conseil de secteur le 2 juillet en concertation avec tous ; que l’étude est en cours, que l’enquête publique va démarrer fin juin 2008 ; et qu’on ne peut pas concerter avant la fin de l’enquête publique.
– Celle-ci sera-t-elle terminée le 2 juillet ?
– Le projet pourra-t-il encore être amendé ?
– Peut-on fixer une date pour la première tranche
 ? Non, M. Chenevard n’en parlera pas avant la fin de l’enquête publique.
Pourquoi a-t-on refait la chaussée ? Mme Gherardi précise que c’était pour atténuer le bruit, mais qu’on l’a refaite plus sommairement que sur Cunéo.
Les voies transversales sont dans un état lamentable ? Oui, leur réfection est prévue.
Va-t-on placer un ralentisseur devant le San Francisco où deux accidents graves viennent de se produire ? Mme Gherardi note et va faire répondre au courrier envoyé.
Pourquoi peint-on en blanc les barrières ? Parce que c’est la couleur retenue pour le Mourillon.

Réfection du Boulevard Miramar où un trottoir convenable est devenu indispensable comme le demande le CIL depuis plusieurs années et comme vient de le rappeler l’un des riverains : Les jours où nous devons circuler avec de jeunes enfants, le manque cruel d’espace se fait particulièrement ressentir ; … il serait regrettable d’attendre un accident pour faire avancer le dossier ? je me demande comment un enfant n’a pas été renversé
Mme Bérard confirme que M. Chenevard est conscient de l’insécurité pour les piétons sur cette voie, qu’une étude est lancée et que le projet fera l’objet d’une réunion de travail avec le CIL dès cette année. (Un coussin berlinois installé à la sortie du tunnel contribue à diminuer la vitesse).

Création d’un giratoire au Polygone ? M. Chenevard va voir le CIL bientôt pour ça ; la question sera traitée au conseil de secteur du 2 juillet.
Que prévoit-on pour l’avenue de la Tour Royale, rétrécie par des éboulements ? Elle va être refaite en juin.
Faut-il mettre des ralentisseurs au Polygone ? Mme Bérard confirme qu’on le saura en juillet, et que ça devrait aller assez vite.

Réfection de la rue Beaussier, où il y a non seulement un petit trottoir demandé par le CIL mais un problème d’évacuation pluviale pour les riverains. Mme Gherardi confirme qu’on va traiter la rue Beaussier en juin.

Réfection du trottoir sud du boulevard Cunéo ? Non prévue pour l’instant.

J’ai demandé ensuite à Mme Gherardi le suivi des actions entreprises contre deux établissements diffusant habituellement de la musique amplifiée sans équipements réglementaires ; et rappelé à l’assemblée que l’on pouvait saisir le procureur de la République sur des cas flagrants comme ceux-là.
Mme Gherardi confirme qu’ils ont été verbalisés et sont actuellement à la limite d’une fermeture administrative.
On a donné à [l’un d’eux] l’autorisation d’ouvrir les samedis et dimanches à 5 H du matin, ce qui crée un bruit insupportable aux riverains ? Le gérant a arrêté.
Est-ce qu’on lui en a supprimé le droit ? Voir la Police Nationale.
Est-ce qu’il ne risque pas de recommencer ? Mme Gherardi est formelle : elle est intervenue, il ne recommencera pas.
Y a-t-il eu des amendes ? Oui.

Où en est le projet de charte contre le bruit qu’on devait ébaucher d’ici la saison 2008 ? M. Le Berre et M. Bouttefroy vont reprendre cette question en relation avec le CIL ; lequel rappelle qu’il est à leur disposition pour faire en sorte que la saison qui s’annonce soit plus calme que la précédente !
Sur le Littoral, le bruit va en crescendo je crains pour l’été. Mme Gherardi confirme que la police municipale (qui cesse ses activités à 20 H actuellement) sera activée jusqu’à 02 H cet été.
Un bus reste stationné moteur tournant ? En parler au CIL.

J’ai occulté les questions habituelles que je comptais poser à M. di Giorgio, Conseiller général, Adjoint en charge de la propreté, sur les problèmes de propreté dans nos petites rues ainsi qu’au voisinage des conteneurs publics de tri sélectif.

Je comptais rappeler à Mme Verdery-Cochetel la question de la limitation des emprises des restaurants sur les plages. C’est maintenant M. Jérome qui va s’en occuper. On a averti les restaurateurs, on espère qu’ils vont jouer le jeu. Prévenir le CIL s’il y a lieu.
Pourrait-on marquer les limites latérales des emprises autorisées par des bandes de peinture sur les murs ? On va l’étudier.

Y aura-t-il des suites à la réunion tenue début 2007 au sujet du sentier de la Mitre avec Mme Bérard ? La question n’est pas abordée.
Le CIL rappelle les mesures encore très insuffisantes de protection des espaces fragiles des plages de la Mitre, comme viennent de le lui rappeler les riverains : Hier soir ils étaient une cinquantaine, chiens, feux, camping et tapage toute la nuit ! Et aussi : J’ai voulu y emmener ma petite-fille, j’ai dû renoncer à cause des chiens dangereux (1ère catégorie non muselés).
Ouvrir les espaces fragiles à tout le monde c’est bien ; faut-il encore se donner les moyens de les gérer dans la durée. En dehors d’un panneau interdisant les chiens (non respecté parce que non contrôlé), il n’y a aucune interdiction signalée comme on le fait ailleurs sur des sites comparables, ce qui ne permet pas de verbaliser. En outre, l'ouverture récente du sentier qui permet de faire le tour de la pointe de la Mitre appelle le passage de rondes de police sans lesquelles ce sentier deviendra impraticable.

Je comptais aborder avec M. Bouttefroy, Adjoint chargé de la police municipale, les sujets récurrents : nécessité de poursuivre activement la lutte contre les deux-roues bruyants, les stationnements anarchiques et les déjections canines. Je me suis limité à deux sujets d’actualité :
Est-il normal de tolérer ce campeur qui a planté sa tente en contrebas du Littoral ? Non.
Quelle politique envisager contre la disparition des (petites) plaques d’égoûts sur nos trottoirs ?(petites parce que ce sont des enfants du voyage, contre lesquels la police ne peut pas grand-chose, qui en font la collecte, pour les livrer à un ferrailleur local ; sur une affaire analogue, le tribunal a condamné à quatre ans le chef du réseau et relaxé le ferrailleur). La mairie a commencé à les remplacer, elles continuent à disparaître !
On pourrait les remplacer par des plaques en plastic comme on le fait ailleurs ? À étudier.

La parole a finalement été donnée à l’assemblée sur des sujets divers :
Rue Daillon, deux poteaux ont été enlevés ? On va les faire remettre.
Retour à des stationnements interdits avenue de la Mitre. On va s’en occuper avec la police municipale ;
Circulation des piétons en façade des restaurants des plages. Voir M. Jérome.
Urgence à remplacer le feu rouge défaillant depuis deux mois boulevard Cunéo ! C’est noté.
Mme Bérard conseille, pour toutes ces petites questions, de contacter directement le CIL qui les lui transmettra sans attendre l’assemblée.

En conclusion, l’assemblée a, je crois, apprécié les réponses qu’elle a eues sur un certain nombre de problèmes courants ; et l’assurance que les engagements seraient suivis d’effet. Mais l’absence des adjoints décideurs n’a pas permis d’aborder les dossiers importants, et pour la première fois vous n’en trouvez pas trace dans ce compte-rendu !
Pour en savoir plus sur ces dossiers, vous devrez venir aux conseils de secteur publics où les adjoints concernés viendront les exposer. Le premier conseil est prévu ici le 2 juillet. D’autres devraient suivre.
Cela n’est pas sans inconvénients pour notre CIL : comment seront convoqués ceux de nos adhérents qui ne sont pas Mourilllonnais ? Comment seront informés des décisions municipales ceux qui n’auront pas pu venir ni lire la presse locale ?

Sans doute la mobilisation d’une dizaine d’adjoints une fois par semaine pour les assemblées générales de CIL était-elle devenue une charge pour la municipalité, plusieurs d’entre eux ayant en outre d’autres fonctions. Mais elle était très bénéfique, aux CIL comme aux élus : Une fois l’an, les Mourillonnais étaient attachés à rencontrer leurs élus pour discuter avec eux de leurs problèmes.
Notre assemblée 2008 aura beaucoup perdu de leur absence. Personnellement, je la regrette et, si elle se renouvelle, elle contribuera inévitablement au déficit d’information dont souffrent les CIL.

J.-M. Roy
Président du CIL